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Sans bruit, mais avec
application, le p’tit
jeune de l’Essonne a
bluffé tout le paddock
en raflant le titre de
champion Racecar 2009.
Itinéraire et
impressions. |
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« Maintenant que j’ai
gagné mon ticket pur
disputer une course en
2010 aux USA, je suis
vraiment impatient d’y
être et de voir ce que
je vaux ! » Avec sa
silhouette d’adolescent,
Wilfried passerait
inaperçu tant il est
discret. Mais à
l’intérieur, bouillonne
la passion du pilotage
et l’intelligence de la
course. A 10 ans, il
débute en kart et durant
six saisons, il va
beaucoup apprendre.
« Pour moi, ce n’était
qu’une étape, car mon
but était de faire du
sport auto. Pour cela,
j’ai obtenu une
dérogation pour piloter
dès 16 ans ». Le voici
en Legends Cars pour la
saison 2008 qu’il
conclut par un titre de
vice-champion : il est
venu, il a vu et il a
presque vaincu ! « A la
suite d’un stage de
Formule Renault, j’ai vu
que la monoplace, ce
n’était pas mon truc et
que je préférais les
berlines. C’est
là que je me suis
intéressé à la Racecar.
Un essai à l’automne
dernier m’a convaincu et
sur les conseils |
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de Jérôme Galpin,
j’ai signé chez
LD Racing, un
choix que je ne
regrette pas ! »
A Nogaro pour le
premier meeting,
il ambitionne de
rentrer dans le
top dix au
scratch.
Résultat : une
place de
cinquième, juste
derrière les
Elite, et une
première
victoire en
Open. « J’ai
gagné chaque
fois ma
catégorie et à
partir de
Magny-Cours, on
a commencé à
penser que je
pouvais tirer
mon épingle du
jeu en fin de
saison ». Le
scénario se
reproduira,
immuable, malgré
les « perfs »
d’une Carole
Perrin, plus
rapide, mais
moins constante.
Et Wilfried
prend les rênes
du championnat à
la surprise
générale ! |
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Une grande
intelligence de
la course
A Lédenon, pour
l’ultime
rencontre, il
décide de
disputer les
deux courses
pour assurer. En
fait, dès le
samedi, le titre
est en poche
avec une
nouvelle
victoire en
Open. Le
lendemain, il
laisse échapper
son huitième
succès dans
l’ultime tour,
pressé par
Carole Perrin
désireuse d’en
gagner enfin au
moins une !
Cette saison
s’est déroulée
sans aucun souci
technique :
alors chance ou
fin pilotage ?
« Probablement
un peu des deux.
J’ai la
particularité de
conduire propre
sans trop taper
dans l’auto. Je
ne monte pas sur
les vibreurs,
j’essaie de me
mettre à l’abri
des accrochages,
je m’applique à
bien faire le
talon-pointe
pour épargner la
boîte… En
résumé, être le
plus rapide sur
un tour, ça ne
sert pas à grand
chose, mieux
vaut courir avec
sa tête ! »
Ce conte de fée
n’a été possible
que grâce à
l’aide de ses
parents qui ont
financé sa
saison et à qui
il dédie ce
titre. Son
meilleur
souvenir ?
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« Sûrement
Magny-Cours où je
termine 3e du général,
mon seul podium scratch
de l’année. J’ai
beaucoup aimé la
dernière course de Lédenon pour
la bagarre avec
Pernaut,
Delecour et
Perrin. Chaud et
passionnant ! ».
Ravi de
l’ambiance de la
Racecar, il tire
un coup de
chapeau (de
cow-boy) à la
tribu Galpin
pour le travail
réalisé.
« J’espère
repartir en
Racecar l’an
prochain ! » En
attendant, ses
objectifs sont
dans l’ordre :
passer son
permis de
conduire
quelques jours
après ses 18 ans
et s’orienter
vers une
formation de
monitorat de
pilotage…tout en
rêvant au
speedway
américain qui
l’accueillera
dans quelques
mois !
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